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Geospatial air du temps by Géo212

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Mis à jour : il y a 2 heures 55 min

Like Home

ven 05-03-2010

Dans les sorties du début d'année, quelques livres entrent en résonance avec nos passions.

On commencera par La disparition de Paris et sa renaissance en Afrique. Non, on ne parle pas du cauchemar des duettistes Frédéric Lefèvre et de Georges Frèche (quoique ...) mais du dernier roman de Martin Page (Editions de l'Olivier).

Comme toujours chez Martin Page, le lecteur fait avec bonheur le grand écart entre une écriture précise et réaliste et des histoires incroyables (quoique ...). Comment le narrateur va honorer sa promesse faite à une vieille femme quand la demande consiste à faire disparaitre Paris ?

On poursuivra avec Bakou, derniers jours d'Olivier Rolin (Fiction & Cie/Seuil). On n'est pas toujours très fan d'un gars qui se la pète un peu trop "nouveau Malraux", mais si on oublie le côté "moi, je", il y a dans la description de l'Azerbaidjan actuel des choses passionnantes qui laisseraient même imaginer qu'Olivier Rolin n'est peut être pas le grand écrivain qu'il croit, mais qu'il ferait un remarquable géographe.

On terminera avec Macau d'Antoine Volodine (le texte) et Olivier Aubert (les photos) également chez Fiction & Cie. Volodine avait déjà écrit sur Macau (Le Port intérieur aux Editions de Minuit en 1995) et il réutilise le personnage de Breughel. Comme toujours chez Volodine, l'écriture est très simple.

"Le Livre des Morts avertit le mort qu'il sera seul, et que, au moins là-dessus, il ne devra pas se bercer d'illusions. Mais toi, tu seras encore vivant, et les instructions au cadavre ne te concerneront pas encore. Rien ne sera là pour te dire ce qu'il faut faire. Tu seras en face de toi même, allongé sur le sol, épuisé, et tu écouteras mollement les bruits provenant d'une cuisine voisine, et, n'ayant pas d'instructions pour affronter ta solitude, tu regarderas le ciel de plomb derrière la fenêtre et tu regretteras le temps où tu pensais que mourir serait plus simple."

Les photos noir et blanc d'Olivier Aubert forment un contrepoint remarquable au texte.


p.s. : Like Home sur l'album Hold This Ghost des Oregoniens de Musee Mecanique sorti fin 2008. Ils seront en tournée en France du 13 au 18 mars 2010 avec Get Well Soon.


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Lawyiers, Guns and Money

mar 23-02-2010

C'était plié !

Au commencement des temps de l'externalisation fut OMNIBUS, le premier contrat majeur passé par la National Imagery and Mapping Agency (NIMA) pour couvrir l'ensemble de ses besoins. Quand nos amis américains firent le bilan. ils arrivèrent à la conclusion que OMNIBUS, c'est (très) lent.

Et comme parfois les industriels du futur ont la vue trouble, la NIMA arriva au concept de CLEARVIEW. Gros succès chez les vendeurs d'images (US) qui en profitèrent pour mettre des essuie-glace sur les miroirs.

Alors ils décidèrent de faire plus fort et ils inventèrent NEXTVIEW. Nouveau succès chez les vendeurs d'images (le côté précurseur). Vous vous souvenez "NextView Will Provide the Vision and Solutions for new U.S. Policy on Commercial Imagery". Quand vous vites celà, vous pleurotes (surtout si vous n'étiez pas US).

Mais aujourd'hui en ces temps troublés où la France (et notre président) est redevenu l'exemple à suivre et la référence en matière de politique sécuritaire, nos amis (?) américains se devaient (de nouveau) de réagir.

Et ils l'ont fait les bougres. Cette semaine,la NGA a attribué un contrat de ... 1 Mrd de dollars US à Boeing, Raytheon, Computer Sciences Corp., Booz Allen Hamilton, General Dynamics One Source, Northrop Grumman, OG Systems, QVine Corporation and Science Application International. Et comment ils l'ont appelé ? TASER, comme le pistolet à eau préféré de notre président.

 Si ce n'est pas mesquin !

p.s. :ici et

 

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Mind Eraser, No Chaser

sam 06-02-2010

Le problème quand on déménage, c'est que ça vous fait soulever, déplacer et ranger 743 642 bouquins et revues. Evidemment, quand vous venez d'achever au fusil à pompe le dernier salarié qui souffrait trop des douleurs dorsales liées au transport de cartons de livres trop lourds (faut pas croire, on est humain) arrive la question essentielle : Pourquoi je garde tout ça ?

D'où, l'envie d'explorer la bibliothèque avec les trois exclamations classiques : "Oh putain, on avait çà !" ; "Oh putain, même avec le recul, c'est toujours aussi naze !" et "Oh putain, ça fait deux ans que je le cherchais, celui là !".

Alors puisqu'il y en a d'autres, plus jeunes, plus fous, pour tenir la chronique francophone d'un monde géospatial en mouvement, on va profiter du dépoussierrage en cours pour remonter à la surface deux ou trois trucs.

Bien sur on ne trouvera pas dans notre bibliothèque beaucoup de trucs du niveau du "Territoire des hommes" de Gaspi 1er, reparu chez ESRI sous le titre (on ne rit pas) de  Connecting People While Preserving the Planet: Essays on Sustainable Development". Nos vieux lecteurs (il y en a) se reporteront à notre chronique de ce chef d'oeuvre parue ici.

Et on commencera par un numéro resté coincé derrière une étagère de la revue Geoforum (Elsevier) de l'été dernier (Volume 40, Issue 4, July 2009) qui reprenait des conférences présentées à l'AAG.

Le thème était "The view from nowhere? Spatial politics and cultural meanings of satellite imagery". Coordonné par Martin Dodge et Chris Perkins (géographes bretons de l'Université de Manchester) il contient des contributions inégales. Mais dans le lot, l'article de Paul Kingsbury et John Paul Jones "Walter Benjamin’s Dionysian Adventures on Google Earth" ressort clairement. On ne résiste pas ici à recopier le résumé (déjà jubilatoire) :

"This paper argues, following Friedrich Nietzsche, that recent evaluations of Google Earth uncritically privilege the product’s Apollonian determinations at the expense of its Dionysian uncertainties. Specifically,when we understand Google Earth as a virtual globe composed of surveyed panoramas, sober rationalization, dystopic control, and transparent order –or, even, as a tool for participation and empowerment –we undersell its capacities as an alluring digital peep-box, an uncertain orb spangled with vertiginous paranoia, frenzied navigation, jubilatory dissolution, and intoxicating giddiness. We argue that the former interpretations not only risk foreclosing our theorizations about how Google Earth is actually used in various ways and different contexts, they also reproduce a one-dimensional and conservative reading of technology that can be traced back (at least) to the writings of Theodor Adorno. By drawing on the work of Walter Benjamin (Adorno’s critic and pen pal for more than a decade) we aim to ‘go beyond Apollo and Adorno’ by illustrating the extent to which Apollonian order and Dionysian love makes Google Earth go round. To do this, we examine Google Earth as a ‘‘digital peep-box” with an online collective that revels in its ‘‘Spot the Black Helicopter” competitions; illuminated profanities; alien and giant insect invaders; naked sunbathers; and crashed transport planes in Darfur."

Le reste du dossier n'est pas du même niveau. Le papier de Lisa Parks sur le Darfour est assez affligeant quand on connait un peu le sujet (la dame est pourtant considérée de Where 2.0 en blogs divers comme un gourou infaillible).

Les articles de Geoforum peuvent être téléchargés via Science Direct.

p.s. : Evidemment, vous nous avez vu venir, on encense un article de John Paul Jones (distingué chercheur de l'Université de l'Arizona à Tucson, haut lieu de nos obsessions musicales) et ça nous mène immanquablement à un des albums qui nous a réveillé cet hiver. Ce n'est pas très original d'apprécier Them Crooked Vultures ces temps ci, mais c'est tellement au dessus du lot qu'on acceptera (exceptionnellement) d'avoir des goûts communs.

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Gone, Gone, Gone

ven 05-02-2010

Nouvelle année, nouveaux locaux ...

nouveau blog ?

Géo212

25bis, rue Jean Dolent

75014 Paris

Tél : (33) 1 45 45 46 61

Fax : (33) 1 43 31 62 24

web : http://www.geo212.fr

 

Géo212 vous souhaite une bonne année

Géo212 wishes you a happy new year

 

p.s. : Gone, Gone, Gone de Colin Farell sur l'excellente bof de Crazy Heart. Le film (bof, bof) sort début mars. Mais la bof elle (New West, 2009) est déja disponible ici.

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