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GRASS GIS pas à pas pour les débutants: 1 - démarrage de l'application, secteurs (locations), jeux de données (mapset)

Niveau Débutant
Logiciels utilisés GRASS GIS
Plateforme Windows | Mac | Linux | FreeBSD

Avec l'arrivée de l'extension grass dans Quantum GIS ou dans GvSIG (avec la librairie Sextante voir  Comment utiliser GRASS GIS dans gvSIG avec le module Sextante ), de plus en plus de monde se lance dans l'utilisation de GRASS GIS mais souvent sans en connaître les principes de base.

GRASS GIS est un logiciel atypique par rapport aux autres logiciels SIG:

  • il s'agit d'une somme de modules plus ou moins indépendants à l'origine, utilisables  à partir de la ligne de commandes, développés sur Unix, comme ArcInfo d'ESRI (GRASS GIS est un peu antérieur à ArcInfo);
  • les premières interfaces pour les modules ont été créées par après, pour emballer les commandes Unix, d'abord  en Tcl/Tk  puis en Python avec wxPython (depuis la version 6);
  • cette interface est toujours constituée de fenêtres séparées, reflet de son histoire (ce qui ne sera plus le cas avec la future version 7), de prime abord très perturbante  pour les utilisateurs de Windows;

  • il y a toujours moyen d'utiliser GRASS GIS en lignes de commandes dans le Shell GRASS, sans interface graphique. Cela autorise
    • la création de scripts bash pour enchaîner des commandes automatiquement;
    • l'utilisation de Python ou de R dans le Shell Grass (voir Grass Gis, ses amis Python et R, ou la puissance d'un shell pas si "ringard" que ça... (traitement des données, géostatistiques and Co.)
  • les principes fondamentaux de la structure d'une base (système structuré et hiérarchisé de répertoires) de GRASS GIS ont déjà été exposés dans Les « geodatabases » de GRASS GIS, structure générale (LOCATION, MAPSET) et conséquences pratiques (changement de système de projection, etc.);
  • dès l'origine, GRASS GIS, a fort développé l'aspect du traitement des couches matricielles (raster) qui est encore une de ses spécialités;
  • pour les couches vectorielles, GRASS GIS est un SIG topologique, comme ArcInfo, dont les principes ont été présentés dans GRASS GIS : géométries, topologies et conséquences pratiques (vecteurs, rasters, volumes);
  • GRASS GIS a, dès le début, accordé beaucoup d'importance à la 3D avec le module NVIZ, entre autres et les volumes;

modélisation géologique basée sur la carte géologique et des sondages profonds (failles de charriage en surface et recoupées par les sondages)

volumes visualisés avec Nviz (opengeology.pl/index.php)

  • toutes ces caractéristiques en font un logiciel SIG très puissant, capable de faire une multitude de traitements (souvent non disponibles dans les logiciels classiques ou avec des extensions payantes comme 3D Analyst ou Spatial Analyst pour ArcGIS) mais, difficiles à appréhender pour un Sigiste débutant ou habitué à d'autres logiciels plus « conviviaux » (au niveau de l'interface).

Mais arrêtons ces préambules, et commençons par le commencement, le démarrage de GRASS GIS. Nous examinerons ensuite l'importation des couches vectorielles puis matricielles (raster). Je le ferai pas à pas pour les débutants et ceux qui n'ont, ou ne prennent, pas le temps de lire (j'ai aussi voulu commencer directement, avec les déboires que vous pouvez imaginer, et j'ai donc été aussi un nul...).

Démarrage de GRASS GIS

Au démarrage de GRASS GIS, le logiciel vous demande un répertoire-base pour installer ses données (voir « La (ou les) bases de données géographiques » dans Les « geodatabases » de GRASS GIS, structure générale (LOCATION, MAPSET) et conséquences pratiques (changement de système de projection, etc., dénommé (1) dans la suite).

il suffit d'en créer un:

ou de choisir un répertoire-base existant:

Dans ce répertoire-base, il y des secteurs, nommés locations et dans ces secteurs, divers jeux de données, nommés mapsets (voir « LOCATION (Secteur) » et « MAPSET (Jeu de données) » dans (1)).

Pour débuter un nouveau projet, il faut créer un nouveau secteur ( bouton Location wizard sur la figure précédente).

Création d'un secteur (location)

La fenêtre du wizard s'ouvre et la première chose à faire est de donner un nom à ce secteur:

puis de lui assigner un système de projection (de diverses manières):

ici, nous avons choisi d'assigner la projection avec un code EPSG (il faut noter que le choix create an arbitrary non-earth coordinate system XY permet de créer un pur système cartésien, sans projection):

puis, éventuellement de définir préalablement une région de travail (non nécessaire, car elle peut être redéfinie dans la suite à tout moment):

et le secteur est créé:

Rappelons, pour terminer que chaque secteur est défini par un et un seul système de projection. Celui-ci est choisi lors de sa création (1). Sans secteur défini, il n'y a pas d'utilisation de GRASS GIS possible.

Création d'un jeu de données (mapset)

Le processus de création du secteur crée aussi automatiquement, par défaut, un mapset nommé PERMANENT (voir « Jeu de données PERMANENT (Source) » dans (1)). C'est généralement un jeu de données référence avec les définitions de la projection du secteur et tous les géodocuments destinées à être utilisés par tous les autres jeux de données du secteur.

Il est donc souhaitable, mais pas obligatoire, de créer son propre jeu de données (il est possible d'en créer autant qu'on veut). Cela se fait avec le bouton Create mapset

GRASS GIS peut enfin être lancé:

Et l'utilisateur va se retrouver devant cette interface multifenêtre, qui sera expliquée dans la partie suivante GRASS GIS pour les (presque) nuls: 2) importer des couches vectorielles.

Conclusions de cette première partie

GRASS GIS nécessite donc pour être lancé:

  • un répertoire-base (variable GISDBASE dans l'application). Il est possible d'avoir plusieurs GISDBASES (plusieurs répertoires);
  • des secteurs (location), définis par un système de projection;
  • éventuellement des jeux de données (mapset) créés par l'utilisateur. Il est en effet toujours possible d'utiliser le répertoire par défaut PERMANENT, sans créer d'autres mapsets.

Ces caractéristiques, différentes de celles des SIGs classiques, ont des conséquences sur de nombreuses tâches habituelles des Sigistes, comme la reprojection des couches à la volée, etc.

Tous les traitements ont été effectués sur Mac OS X avec GRASS GIS 6.4.2  et Inkscape pour les figures.

Site officiel : GRASS GIS
Autres Liens : Grass Gis, ses amis Python et R, ou la puissance d'un shell pas si "ringard" que ça... (traitement des données, géostatistiques and Co.)
Autres Liens : Les « geodatabases » de GRASS GIS, structure générale (LOCATION, MAPSET) et conséquences pratiques (changement de système de projection, etc.)
Autres Liens : GRASS GIS : géométries, topologies et conséquences pratiques (vecteurs, rasters, volumes)


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Commentaires

lancement grass 6.44

Je n'arrive pas à obtenir les pages de lancement de Grass 644; en effet, j'ai du faire une mauvaise manipulation au départ et j'ai un message d'erreur sujet de nom de location?? je ne sais que faire depuis ...
Merci

1) Vous travaillez sur quoi ?

1) Vous travaillez sur quoi ? (Windows, Linux, Mac OS X)

2) quel est le message d'erreur ?

3) je vous conseille de poser la question sur le www.forumsig.org/forum.php, plus à même pour développer une réponse.

Super pas-à-pas. Très clair.

Super pas-à-pas. Très clair. Très efficace. Bravo

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